La dette et le doute politique menacent la croissance dans les pays subsahariens

Dans un rapport publié ce lundi, le fonds monétaire international met en garde contre l’accroissement des dettes et les dangers politiques dans les grandes économies, ce qui est de nature à influer négativement dans l’avenir sur la croissance.

Le rapport estime cependant que la croissance économique dans la zone subsaharienne passera de 2,6% en 2017 à 3,4 l’année prochaine. Le Nigéria et l’Afrique du Sud, les deux plus grandes économies subsahariennes, doutent du fait du flou politique lié au mandat de leurs chefs d’état.

Le FMI estime que la bonne campagne et l’amélioration de la production pétrolière au Nigéria amélioreront pour plus de la moitié de la croissance de la région cette année, au moment où la croissance sera dopée par l’accroissement des activités de l’industrialisation et une meilleure campagne agricole en Afrique du Sud de même que l’amélioration de la production pétrolière en Angola.

Seulement le doute politique plane sur le Nigéria, où la santé du président Mohamed Bouhari fait planer des doutes sur sa capacité à diriger la plus grande économie du continent.

En Afrique du Sud, le président Jacob Zouma fait face lui aussi à des scandales dont des présomptions de corruption avant le congrès de son parti, l’ANC, en décembre prochain, pour le choix de son successeur.

Ces situations, selon le rapport du FMI, sont de nature à dissuader les investisseurs et à décourager les consommateurs. Le FMI table sur une croissance de 3,4% en 2018, mais la tendance restera en deçà des précédentes à l’horizon de 2019.

La dette augmentera pour atteindre 53% du produit intérieur brut cette année, alors qu’elle était de seulement 48% en 2016.

Autre danger pour les économies du continent, les dettes contractées par les états auprès des banques locales, une situation qui devra entraîner des perturbations du secteur financier local et alimentera l’inflation.

Les coûts du service de la dette ont également augmenté, mais l’augmentation du niveau de la dette complique davantage les horizons économiques pour 6 pays de la région, notamment le Zimbabwe qui connait un manque criant de devises.

Selon le FMI le fardeau du service de la dette se ressentira davantage dans les pays producteurs de pétrole, où elle absorbera 60% des recettes gouvernementales en 2017.

Source : Saharamedias