Les élèves des Terminales du lycée Ibtikar honorent leurs professeurs et le personnel d’encadrement

 

Les élèves des classes terminales du lycée Ibtikar ont tenu, ce dimanche 24 juin 2018, à ressusciter une vielle – et louable – tradition : honorer leurs professeurs et la direction de l’établissement, à l’issue d’une laborieuse année scolaire et dans l’attente des résultats d’un bac qui constitue pour eux « la porte d’entrée dans le monde des adultes ».

La cérémonie, organisée par les élèves de A à Z, a été un franc succès. Et la preuve que ces garçons et filles ont déjà le sens des responsabilités. Par la répartition des tâches. La volonté de bien faire et, surtout, de faire oublier à leurs professeurs les « tourments » (innocents, en fait) qu’ils leurs ont fait subir tout le long de l’année. Certains « méchants » étaient même méconnaissables ; ce qui conforte l’idée que l’indiscipline dont on se plaint souvent est la « saveur » de l’école moderne.

Les échanges entre professeurs et élèves ont tourné autour des sujets du bac. Sans toutefois replonger dans une ambiance qui a pris fin une semaine avant le jour J. Les appréhensions des professeurs ont vite été atténuées voire dissipées par la confiance que dégageaient les propos des élèves. Les speechs (en poésie et en prose) prononcés spontanément par quelques élèves, en arabe, français et anglais, remerciaient la direction du Complexe des écoles Ibtikar et les professeurs pour les efforts fournis tout le long de l’année pour que les conditions du succès soient réunies. Les attestations de reconnaissance remises au directeur du Complexe, M. Sidebat, aux professeurs et au surveillant général, M. Wane Baila, scellaient un lien qui restera au-delà d’un compagnonnage scolaire que je considère, en ma qualité de « vieux » professeur, comme des plus réussis.

Ce succès est d’autant plus louable que le Complexe Ibtikar achevait sa première année. Il laisse présager cependant que l’établissement s’inscrit dans la durée, mais surtout, qu’il jette les bases d’un travail accompli avec sérieux et d’un retour aux vieilles traditions de l’école comme socle, non seulement d’une transmission du savoir, mais d’une éducation nécessaire aux hommes de demain.

Reste à souhaiter que cette satisfaction morale et la reconnaissance de nos élèves finissent en apothéose, dans les prochains jours, par un succès éclatant au bac, consécration de tant d’années de sacrifices pour des parents qui n’auront rien ménagé pour que leurs enfants soient encadrés par des professeurs dont les compétences et le sens de la responsabilité sont bien établis.

Sneiba