Portrait : trente ans de bons et loyaux services…et puis, la politique est venue à elle

L’honorable députée Lalla Mint M’Bareck, sage-femme de son état, est cooptée vice-présidente de la Commission de la justice, de l’intérieur et de la défense, apprend-on de sources médiatiques, ce vendredi 19 octobre 2018. Un fait qui peut passer inaperçu pour qui ne connait pas Lalla.

Oui, je me permets de l’appeler par son prénom parce que c’est une sœur et une « promotionnaire » du lycée de Boghé que tout le département d’Aleg connait pour sa présence remarquable dans les structures de santé de cette moughataa. Passionnée par son travail, et ayant réussi à gagner les cœurs de milliers de femmes qu’elle a assisté trois décennies durant, Lalla aurait pu finir ses états de services dans le département de la santé tout en ayant la satisfaction morale et professionnelle d’avoir servi ses consœurs et son pays sans jamais rien attendre en contrepartie.

Aujourd’hui, nous qui la connaissons savons que le fauteuil de député que l’Union pour la République (UPR) lui a octroyé n’est pas usurpé. C’est, à juste titre, la récompense du mérite pour une femme qui n’a jamais été tentée par une « carrière » en politique, même si elle avait ses choix bien ancrée dans le camp de la majorité et un soutien sans faille pour le président Mohamed Ould Abdel Aziz.

A Aleg, certains notables, dont Cheikh Sidi El Moctar Ould Cheikh Abdallahi, sont allés dans le sens de la volonté des habitants de « Gweibina » quand il a fallu recadrer la liste de l’UPR aux élections législatives. Ainsi, c’est en toute justesse que Lalla Mint M’Bareck siège aujourd’hui à l’Assemblée nationale et obtient l’occasion de continuer à servir des populations qui sont unanimes que c’est vraiment la femme « qu’il faut à la place qu’il faut ». On peut être sûr aussi que, quand elle ne sera pas à Nouakchott pour les besoins de ses nouvelles attributions, Lalla continuera à soigner, à aider et à conseiller, comme elle le faisait jusqu’alors.

 

Mohamed Brahim