Arafat : dernière carte des opportunistes

Arafat risque de tomber à l’issue d’un « troisième tour » qui restera dans les annales de notre long et poussif cheminement politique comme une incongruité. Cette « mère des batailles » aura seulement servi les desseins d’hommes politiques qui cherchent à asseoir leur notoriété, à n’importe quel prix. Il s’agit, essentiellement, de ministres qui entrevoient une occasion, à ne pas rater, pour augmenter leur chance de conserver leur fauteuil. De nombreux sites ont ainsi été mis à contribution pour donner une sorte de visibilité à l’action du ministre tel, faisant référence à sa tribu sans aucune gêne, à des « dépités » qui veulent justifier le choix porté sur eux par l’UPR, lors des dernières élections ou des hommes d’affaires qui « se protègent » contre un Etat qui use et abuse de « l’arme » des impôts.

Reste qu’une commune de plus – de moins – ne changera rien à un rapport de forces largement en faveur du camp du pouvoir. Reste aussi que Tawassoul, avec ou sans la mairie d’Arafat, restera le premier parti d’opposition en Mauritanie. Une réalité contre laquelle ce « troisième tour » ne peut rien, obligeant le pouvoir à « faire avec ».

 

Mohamed Ould Brahim