Ould Merzoug Premier ministre, pourquoi pas ?

Mise en garde : Il ne faut pas m’opposer le contre-argument fumeux, « c’est un homme de l’Ancien Régime ». Je répondrais : « et qui ne l’ai pas » ? Et puis : « c’était un choix, comme celui d’être aujourd’hui avec Aziz ou contre lui ».

Ce que je vois en Mohamed Salem Ould Merzoug, comme l’un des meilleurs choix (possibles) pour le poste de Premier ministre, ce sont ses compétences. Son profil de technocrate doublé d’un homme politique qui agit sans tambours ni trompettes. Un homme qui a un incommensurable réseau de relations – utiles – tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur. Un homme qui a fait ses preuves de grand meneur d’hommes et de planificateur une décennie durant à la tête de l’Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Sénégal (OMVS). Un homme auquel Aziz a fait appel, depuis près de deux ans, comme Chargé de mission à la Présidence, et qui doit s’acquitter de cette tâche en toute discrétion. On dit (et c’est probablement la vérité) qu’il est l’artisan de la victoire de l’UPR à El Mina, et pourtant, le travail qu’il a mené n’a pas été aussi médiatisé que ceux des responsables politiques qui étaient en charge de la reconquête de la moughataa d’Arafat. Et qui ont échoué !

D’aucuns pensent qu’Ould Mezoug doit être nommé Premier ministre pour les Haratines, mais l’homme que je connais très bien, ne surfe plus sur ce discours parce qu’il considère que l’évolution du pays, ses priorités et son avenir, doivent maintenant dicter à tout en chacun de s’éloigner de tout ce qui divise, de tendre vers plus de cohésion et d’unité.

Sneiba Mohamed