Par Nouh Mohamed Mahmoud
Dans les moments décisifs de l’histoire des nations, la valeur d’un leadership se mesure à sa capacité à contenir les divergences, à écouter les opinions différentes et à préserver les constantes de l’État, loin de toute réaction impulsive ou de toute escalade.
Quiconque a suivi la récente rencontre médiatique de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a pu constater qu’il a répondu aux différentes questions, quelles que soient leur difficulté ou leur acuité, avec un sens élevé de la responsabilité, dans un calme traduisant une réelle assurance et un respect manifeste pour la presse ainsi que pour son droit d’interroger.
Le Président de la République a répondu avec aisance aux questions des journalistes. Il ne s’est montré ni gêné par la critique ni contrarié par les interrogations ; au contraire, il a tenu à apporter les éclaircissements qu’il estimait nécessaires à l’opinion publique, affirmant que le dialogue sincère constitue la meilleure voie pour consolider la confiance entre l’État et les citoyens. Il a également témoigné d’une considération particulière à l’égard des médias nationaux, considérant les journalistes comme des partenaires dans la quête de la vérité et dans la transmission de l’information.
Ce qui distingue le Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, aux yeux de nombreux observateurs, est une démarche fondée sur la sagesse, la sérénité, l’attachement aux valeurs nationales fondamentales et le refus des discours susceptibles d’alimenter les divisions ou d’exacerber les tensions. Il n’a cessé de rappeler, à différentes occasions, que l’unité nationale, la sécurité et la stabilité du pays sont des valeurs qui ne sauraient être l’objet de surenchères ou de calculs étroits.
Dès lors, ceux qui cherchent à troubler la sérénité du climat national ou à profiter de chaque occasion pour diffuser l’incitation à la discorde et la calomnie ne servent ni la patrie ni les aspirations des Mauritaniens, qui souhaitent un débat responsable où les divergences s’expriment dans le respect et où la compétition se fait par les idées, non par les rumeurs.
La divergence d’opinion est un droit légitime, et la critique constructive constitue une nécessité pour toute expérience démocratique. Toutefois, l’incitation, l’exacerbation des rancœurs et la propagation des troubles ne sauraient constituer une voie vers la réforme. La Mauritanie a besoin d’un discours qui rassemble au lieu de diviser, qui construit au lieu de détruire et qui renforce la confiance entre les fils d’une même nation.
Le Président de la République demeure le Président de tous les Mauritaniens, sans distinction, et il assume la responsabilité de servir la nation dans toutes ses composantes. Le respect dû à l’institution présidentielle, tout en exerçant une critique responsable de ses politiques et de ses décisions, constitue l’un des fondements d’une vie démocratique saine.
Que Dieu préserve la Mauritanie, lui accorde durablement la paix et la stabilité, et fasse du dialogue sincère ainsi que du respect mutuel la voie privilégiée pour traiter les différentes questions nationales, loin de la tension et de l’incitation à la division, au service d’une patrie qui accueille et rassemble tous ses enfants.

