Située dans une zone particulièrement exposée aux dynamiques de radicalisation et d’extrémisme violent en raison de plusieurs facteurs, la Wilaya du Hodh Echarghi est le lieu choisi pour le Projet « SELAM » mis en œuvre par un consortium d’organisations de la société civile menée par ECODEV.
Dans le cadre de la lutte et de la prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent, un consortium d’ONG mené par ECODEV en partenariat avec SOS Exclus et CellRad, met en œuvre dans la Wilaya du Hodh Echarghi un projet dénommé « SELAM » dans les communes de Néma, Amourj, Boughadoum, Mabrouk et djiguenni.
Pour partager cette expérience, une conférence nationale a été animée ce mardi 31 mars 2026 à Nouakchott sous le thème « Sur le modèle mauritanien de prévention de la radicalisation et de l’extrémisme violent », rôle des OSC et des communautés dans la prévention de l’extrémisme violent et de la radicalisation.
La zone choisie est exposée à des risques de contagion aux contacts des groupes djihadistes présents dans la région. Il s’agit en général de populations exposées à l’influence de ces groupes, des populations aux conditions économiques précaires, non instruites, faiblement structurées et peux accessibles aux services sociaux de base ainsi qu’aux pâturages.
Le modèle mauritanien présenté pour contrer l’influence des idées radicales et extrémistes, est celui d’un Islam modéré basé sur le dialogue, la justice sociale, la gouvernance locale, et l’implication des communautés. Mais la consolidation de ce modèle requiert le renforcement et l’appui de la société civile et des communautés. Le Projet SELAM s’inscrit ainsi comme un cadre opérationnel de renforcement des capacité communautaires et de la société civile, visant à faire des OSC et des communautés locales, des acteurs centraux de la prévention durable de la radicalisation et de l’extrémisme violent.
Il est attendu à la fin de la conférence nationale des résultats qui se traduiront par un renforcement de la prévention communautaire, la valorisation de la résilience locale face aux dynamiques de radicalisation, ainsi que le rôle des jeunes et des femmes comme acteurs principaux.
Il s’agira aussi de renforcer l’action communautaire en se basant sur les approches fondées sur les droits humains et le genre. Sans oublier de mettre en exergue le rôle des OSC et des communautés dans la prévention de ce fléau en formulant des recommandations consensuelles et opérationnelles allant dans ce sens.
Extrémisme violent, le modèle mauritanien en perspective

