La Première Dame, Dr Mariam Mint Mohamed Fadel Ould Dah, n’a pas limité sa présence sur la scène nationale à un simple rôle protocolaire.
Dès son entrée au Palais présidentiel, elle a veillé à ce que sa présence incarne une approche sociale et humanitaire globale, faisant de l’investissement dans le capital humain le pilier du développement et de l’autonomisation des femmes l’une des clés essentielles à la construction d’une Mauritanie moderne.
Dans cette perspective, sa récente hier dans la région de Brakna et sa supervision, à Aleg, du lancement de la troisième phase du projet « Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel » (SWEDD+) confirment la continuité de cette approche et témoignent de la place prépondérante qu’occupent désormais les questions relatives aux femmes et à la famille parmi les priorités de l’action sociale nationale.
Le message véhiculé par le discours de la Première Dame ne se limitait pas à l'annonce d'une nouvelle phase du projet, mais présentait une vision globale du développement.
Cette vision découlait de la ferme conviction que l'autonomisation des femmes n'est pas une revendication étroite et égoïste, mais un choix stratégique national, en accord avec la vision de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, de bâtir une nation forte grâce à la cohésion sociale et au progrès permis par l'investissement dans son capital humain.
Son discours était empreint d'une profonde portée pour le développement, puisqu'elle a passé en revue les réalisations des deux premières phases du projet SWEDD+ : amélioration de l'accès des filles à l'éducation, réduction du décrochage scolaire, élargissement des possibilités de formation professionnelle et renforcement de la participation des femmes à la vie économique. Ces résultats confirment que les politiques en faveur des femmes n'ont pas seulement un impact sur leur vie, mais étendent également leurs effets positifs à la famille, à l'économie et à la société dans son ensemble.
Lors de l'évocation de la troisième phase, la Première Dame a souligné que le projet entrait dans une étape plus ambitieuse, visant à consolider les acquis et à élargir le champ des retombées en investissant dans les femmes, pierre angulaire de tout projet de développement réussi.
Elle a également insisté sur le fait que l'autonomisation véritable ne se limite pas à la création d'emplois, mais englobe aussi une éducation de qualité, des soins de santé, notamment pour les mères et les enfants, et la création d'un environnement permettant aux femmes de participer pleinement à la vie économique et sociale.
L'un des aspects les plus marquants de son discours a sans doute été le lien établi entre l'autonomisation des femmes et la réalisation du dividende démographique, un concept de développement moderne qui transforme la croissance démographique en une opportunité de progrès économique et social grâce à des investissements dans l'éducation, la santé et la formation. Ce faisant, la Première Dame a présenté une perspective stratégique affirmant que les dépenses en faveur des femmes ne constituent pas un coût social, mais bien un investissement à long terme pour l'avenir de la nation.
Son discours a également témoigné d'une ferme conviction dans l'importance d'une culture de partenariat, à travers son appel à une coopération continue entre l'État et ses partenaires techniques et financiers. Cette coopération vise à garantir le succès du projet et la réalisation de ses objectifs dans les États ciblés, en renforçant son impact positif sur les familles et les communautés locales. Elle témoigne d'une profonde compréhension de la nature du développement moderne, fondé sur l'intégration des efforts et la coordination des rôles.
Ce n'est pas un hasard si la Première Dame est à l'avant-garde de telles initiatives sociales majeures. Ces dernières années, son nom est devenu synonyme de soutien aux programmes humanitaires et de développement destinés aux groupes les plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants, et plus particulièrement les enfants atteints de troubles du spectre autistique. Cet engagement s'appuie sur un solide bagage de connaissances scientifiques et culturelles, qui lui permet d'aborder les problématiques sociales avec une vision éclairée, alliant considérations humanitaires et planification du développement.
Dans cette optique, l'action sociale devient un moyen de renforcer les capacités, d'accroître l'autonomie économique et de consolider les valeurs de justice sociale et d'égalité des chances – des principes qui se reflètent dans les différentes initiatives supervisées par la Première Dame.
Aujourd'hui, avec le lancement de la troisième édition du projet SWEDD+, la Mauritanie réaffirme son engagement à faire des femmes des partenaires à part entière du développement. Elle affirme que bâtir l'avenir commence par investir dans le capital humain et que le progrès social passe inévitablement par l'autonomisation des femmes et le renforcement de leur présence dans tous les aspects de la vie.
La Première Dame, Dr Mariam Mint Mohamed Fadel Ould Dah, a fait du travail social une véritable école de pensée, fondée sur la planification, les résultats et la durabilité, en présentant un modèle qui allie responsabilité sociale et vision développementale. Cette approche lui a valu une place de premier plan dans la conduite d'initiatives d'intérêt public, et sa présence à ces événements dépasse la simple participation officielle ; elle témoigne de la volonté de la Mauritanie de progresser résolument vers un développement où les êtres humains, et les femmes en particulier, sont au cœur de toutes les politiques et de tous les programmes, reconnus comme le fondement de la famille, partenaires de la production et bâtisseurs des générations futures.
Mokhtar Ould Khayya
Conseiller politique du Président du Parti Insaf au pouvoir

