Enseignement Supérieur : un lopin de terre entre rupture et continuité ?

Excellence, Monsieur le Président de la République, la tradition de l’attribution d’un terrain habitable s’est profondément ancrée dans le conscient, l’inconscient et même dans le vécu existentiel de tout nouveau chercheur recruté par le MESRS.

Les anciens présidents depuis le régime de son excellence Maawiya Sid’Ahmed Taya ont scrupuleusement respecté cette généreuse aubaine qui vise à encourager le chercheur et la recherche scientifique et qui est devenue au fil des temps, pas un droit au sens ferme du terme, mais un signe d’équité et de justice.

L’ancienne devise « Un chercheur= Un terrain » clamée haut et fort par les anciens gouvernants et bénéficiaires commencent à sombrer et se noyer dans le néant ou tout simplement dans l’incertain malgré l’aval ou l’accord de principe de votre excellence, selon les rumeurs syndicales.

Il y a donc lieu de se poser la question, qu’est ce qui bloque cette faveur ? Leurs excellences, Messieurs les anciens et nouveaux ministres ont permis et parfois même précipité positivement la procédure administrative et on nous disait l’année dernière que la fameuse lettre d’attribution des terrains est dans sa phase finale, à la direction des domaines et voilà que cette liste ressurgisse dont on ne sait d’où créant la zizanie et l’embarras au sein des bénéficiaires.

 L’an dernier, c’était la surcharge par certains qui voulaient doubler la mise et avoir un terrain deux fois de suite et cette année, cette liste nous a été présentée pour vérification. Mais comble des choses, cette liste contenait des omissions, des suppressions, un ordre numérique tordu et qui saute du coq à l’âne, du 5 au 7, du 24 au 25 etc. et ensuite des NNI incomplets et on veut nous faire croire que cette liste a déjà parcouru un long trajet dont le MESRS, à ce que je suppose, cette liste douteuse et cousue d’incohérence et d’incorrection ne fait que tuer un espoir toujours déçu tjrs naissant.

Est-ce que nous avons la guigne ou existe-t-il des esprits malintentionnés ?

En tout cas, nous demandons au MESRS et au SNESUP d’établir une liste cohérente et fiable basée sur les critères de la transparence et de l’équité et de s’éloigner définitivement de toute forme de manigance et de bafouillage.

Nous demandons à son Excellence, Monsieur le Président de la République de glorifier cette bienfaisante tradition et de s’aligner au rang des meilleurs tout en respectant l’engagement tenu au profit du chercheur et de la recherche scientifique, vecteur de ses orientations politiques et condition sine qua none du développement scientifique et technologique de toute nation.


Dans ce pays de paradoxe où la majorité des fonctionnaires nagent dans un luxe et un confort outrés, l’enseignant chercheur peine à s’offrir un logement décent à l’instar des avocats et des juges. Cette attribution contribuera efficacement à alléger largement le lourd fardeau de la transhumance urbaine et la stabilité familiale, Excellence, Monsieur le Président.

Dr Mohamed Vall BLEYLA