Un incident technique peut être grave sans pour autant résumer le bilan d’un dirigeant. L’incendie survenu dans une installation de la SOMELEC, suivi de perturbations dans la distribution, mérite naturellement des explications et des mesures correctives. Mais il serait injuste d’en faire, à lui seul, le procès du Directeur général du Groupe SOMELEC, M. Khroumbali LEHBIB.
Depuis sa prise de fonction, le Directeur général s’est distingué par sa disponibilité, sa maîtrise des dossiers, sa proximité avec les équipes et sa volonté de préserver la continuité du service public. Dans un secteur aussi stratégique que l’électricité, soumis à une demande croissante et à de fortes contraintes techniques, ces qualités comptent.
Il faut aussi garder le sens des proportions. Des incendies, des pannes et des interruptions importantes d’électricité surviennent dans les réseaux les plus performants du monde, y compris aux États-Unis et en Europe. Aucun système électrique n’est totalement à l’abri d’un incident technique, d’une défaillance d’équipement ou d’un aléa exceptionnel.
La bonne attitude consiste donc à rechercher les causes précises de l’incendie, à renforcer les dispositifs de sécurité et à tirer les enseignements nécessaires, plutôt qu’à transformer un événement ponctuel en campagne contre un responsable.
Le Directeur général doit être jugé sur son bilan, sa capacité à gérer les crises, à moderniser les infrastructures et à améliorer durablement le service.
Un incident appelle des solutions. Il ne doit pas effacer un bilan.
Sid Mhamed Ould Mhaymed

