Dans le paysage politique de la ville de Zouerate, et dans les moments complexes qui entourent l’appréhension des grandes étapes fondatrices, le nom du député de la moughataa de Zouerate, Hamoud Ould Malha, s’impose comme celui d’une personnalité politique de premier plan et d’une figure sociale solidement établie. Son parcours s’est forgé dès la fin des années 1960 dans un environnement urbain qui lui a permis de constituer un solide capital de connaissances et de bénéficier d’une formation française complète. Il est ainsi devenu l’un des fils les plus éminents de cette ville, dont l’empreinte dans les domaines du développement et de la politique demeure manifeste et incontestable.
La dernière déclaration lue par le député au nom des élus de la wilaya du Tiris Zemmour appartenant au parti au pouvoir, l’Insaf, et dans laquelle ils appellent à la « continuité de la démarche », n’est rien d’autre que l’expression d’une orientation institutionnelle assumée du courant politique soutenant le régime en place. Il s’agit d’une démarche parfaitement connue dans la littérature et la pratique partisanes.
Ce discours n’a absolument aucun rapport avec des propositions visant à violer la Constitution ou à réclamer un troisième mandat, comme certains tentent de le faire croire. Il constitue simplement un appel logique à la poursuite des grandes orientations de développement, sous quelque appellation que ce soit, par un candidat appelé à incarner la même démarche, exactement comme cela s’est produit lors de la transition politique et du processus de développement engagés en 2019.
Dès lors, faire porter personnellement au député Hamoud la responsabilité du contenu de cette déclaration relève d’une évidente confusion, tant sur le plan procédural que sur le plan intellectuel. L’intéressé n’a fait qu’exercer son rôle de porte-parole de ses collègues élus et lire une déclaration exprimant la volonté collective d’un ensemble d’élus et d’une formation politique organisée.
Mais le fait le plus révélateur dans cette affaire demeure cette attaque unilatérale et particulièrement virulente dont les flèches ont été dirigées exclusivement contre le député Hamoud Ould Malha, à l’exclusion des autres élus présents à ses côtés et signataires de la déclaration.
La question politique se pose donc avec une particulière netteté : pourquoi le député Hamoud, précisément ?
La réponse réside dans son poids politique, dans son capital social toujours présent, ainsi que dans son expérience parlementaire acquise au cours de trois mandats successifs.
Les adversaires et les bataillons électroniques savent parfaitement que s’en prendre au « symbole », à la personnalité la plus influente de Zouerate, constitue le seul moyen de provoquer l’émotion et la polémique, après avoir été incapables d’opposer une idée à une autre ou de débattre rationnellement du contenu politique de la déclaration.
C’est ici qu’apparaît la véritable comédie noire du niveau de conscience de cette prétendue « armée électronique », composée pour partie de victimes du décrochage scolaire, puis mobilisée et orientée par des mécanismes de rémunération rapide. Sans même en avoir conscience, ces acteurs s’arrogent le droit de donner des leçons de droit constitutionnel et d’analyse politique à un homme qui a traversé avec profondeur et maîtrise les épreuves de la vie comme celles de la politique.
Cette dérision superficielle et ce vacarme financé ne sont, en définitive, que des bulles électroniques visant le lecteur du texte tout en ignorant son essence. Ils ne font que confirmer la logique bien connue de la caravane qui poursuit sa route tandis que, tout autour d’elle, s’élèvent des voix discordantes.
Le député Hamoud Ould Malha demeure, quant à lui, au-dessus des tentatives de division et de fragmentation. Quant à la déclaration, elle restera l’expression d’un choix politique institutionnel, quels que soient les efforts déployés par certains comptes orientés pour la personnaliser ou la détourner de sa véritable portée.
Melik Ould Beiba
(Traduction Courrier du Nord)

