La zone franche commerciale dans la wilaya de Tindouf sera réceptionnée avant la fin de l’année 2026, ce qui permettra de développer les échanges commerciaux internationaux avec les pays de l’Afrique de l’Ouest, notamment les exportations nationales.
C’est ce qu’a annoncé ce jeudi 5 novembre le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, lors d’une séance plénière de questions orales au Conseil de la nation, présidée par Azouz Nasri, président de la haute chambre du Parlement.
« Ce projet stratégique, s’étendant sur une superficie de 200 hectares, dont la première pierre a été posée en 2024 par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, et son homologue mauritanien, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, s’inscrit dans la vision de l’Etat visant à promouvoir les échanges commerciaux avec la Mauritanie et les pays de l’Afrique de l’Ouest », a-t-il précisé, selon l’agence APS.
M. Rezig a indiqué que les travaux de réalisation de cette zone stratégique, située à proximité du poste frontalier, ont été entièrement parachevés, faisant de ce projet un espace intégré comprenant six grands entrepôts, de vastes espaces dédiés aux exposants, un centre de contrôle des marchandises, une base de vie, une administration abritant les sièges des services douaniers, bancaires et d’assurance, ainsi que des infrastructures de services et de sécurité et un centre de santé, offrant ainsi un environnement de travail intégré aux opérateurs économiques.
Il a, à cet égard, fait état de l’élaboration d’un projet de décret exécutif portant création d’un établissement public chargé de la gestion des zones franches, qui est actuellement au niveau du Secrétariat général du Gouvernement, mettant en avant « la coordination entre les services du ministère et l’ensemble des secteurs concernés afin de finaliser les procédures de livraison définitive et de mettre l’infrastructure en exploitation effective, pour en faire un espace commercial et logistique central soutenant la compétitivité des opérateurs et renforçant notre présence économique en Afrique ».
Il a, par ailleurs, rappelé que la stratégie nationale de développement des exportations repose sur l’amélioration de l’infrastructure générale dédiée à l’exportation, la facilitation de l’activité des entreprises exportatrices et l’élaboration de plans d’exportation spécifiques pour les filières prioritaires, notamment les industries agroalimentaires et pharmaceutiques, les dispositifs médicaux, la pétrochimie, les mines et les services numériques et technologiques, tout en accompagnant les entreprises exportatrices et celles disposant de capacités à l’export.

