Un directeur de cabinet n'est pas n'importe qui.

lun, 21/12/2020 - 10:30

 

Tout le Monde a les yeux rivés maintenant sur la Maison blanche, ce temple du Pouvoir, pour savoir qui va y rentrer, fin janvier, comme faisant partie de ces hommes et femmes appelés à épauler Joe Biden « à gérer, non pas l’Amérique mais le monde ».

La force d’un président, quel que soit le pays en question, tient de la qualité des hommes qui l’entourent. Cela n’est pas objet de dissensions, même pour l’opposition la plus grincheuse, la plus sournoise.

En Mauritanie, le choix des hommes devrait répondre aux mêmes principes de confiance, d’engagement et d’efficacité. Aux grands postes de responsabilité (à la Présidence de la République et au Premier ministère notamment), ces exigences sont de mise. Et s’il est inimaginable de demander au président Ghazouani de confier les clés de la présidence à un "opposant" (comme directeur de cabinet ou ministre secrétaire général), on ne peut lui reprocher de s’appuyer sur un homme qui compte pour l’un de ses soutiens les plus fidèles.

Car la mission de directeur de cabinet est, d’abord, éminemment politique. Un domaine réservé qui est même doublé, à ce titre, d’une "gestion sociale" des affaires qui nécessite une parfaite connaissance de la Mauritanie profonde.

En cela, Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, homme de discrétion et administrateur de première classe, en sus d’être un proche du président Ghazouani, dispose de tous les atouts pour être l’homme-orchestre de la Présidence. Ceux qui pensent le contraire ne veulent peut-être pas le bien pour un président qui, au terme d’un premier quinquennat, devrait rendre compte de ses engagements (taahoudati). Un programme qui ne peut être mis en œuvre, en cette période de grave crise sanitaire de Covid-19, qu’avec des hommes de bonne volonté.

Sneiba Mohamed